Se déconnecter ne signifie pas forcément renoncer à toute technologie. Certains appareils peuvent au contraire aider à réduire les notifications, à partager des moments sans smartphone ou à retrouver des usages plus calmes des écrans. Casques audio, liseuse, appareil photo, enceinte ou vidéoprojecteur : voici sept objets high-tech à utiliser avec mesure avant la rentrée de septembre.
À l’approche de la rentrée, la promesse de « déconnexion numérique » revient chaque année. Il faudrait laisser son téléphone dans un tiroir, couper les réseaux sociaux, oublier les séries et profiter pleinement des vacances. Sur le papier, l’idée paraît séduisante. Dans la réalité, elle se heurte aux habitudes prises pendant le reste de l’année.
Le smartphone sert à communiquer, à écouter de la musique, à prendre des photos, à consulter une carte ou à réserver une activité. Il concentre tellement de fonctions qu’il est devenu difficile de s’en passer totalement. Pour autant, cela ne signifie pas qu’il faut rester joignable en permanence ou faire défiler des contenus pendant chaque moment de repos.
La solution peut consister à choisir des objets spécialisés. Une enceinte permet d’écouter une playlist sans consulter son téléphone. Un appareil photo évite de transformer chaque souvenir en session de publication. Un casque audio peut créer une bulle sonore, tandis qu’une montre dédiée à la marche ou à la course accompagne une activité sans obliger à regarder son écran.
Ces équipements ne sont pas magiques. Un objet connecté peut aussi devenir une source de sollicitations supplémentaires. Tout dépend donc de l’usage qui en est fait, de ses réglages et de la place qu’on souhaite lui accorder.
La high-tech peut aussi servir à déconnecter
L’expression peut sembler contradictoire. Comment des objets électroniques pourraient-ils aider à prendre de la distance avec les écrans ? La réponse tient à la différence entre technologie et sursollicitation.
Le problème n’est pas nécessairement de posséder un appareil électronique, mais de passer sans cesse d’une tâche à l’autre : répondre à un message, ouvrir une application, consulter une alerte, regarder une vidéo puis vérifier une actualité. Le smartphone rassemble toutes ces fonctions dans un même objet et favorise une consultation répétée.
À l’inverse, un appareil spécialisé limite souvent les usages. Un appareil photo ne sert pas à consulter ses courriels. Une enceinte ne permet pas de lire les commentaires d’une publication. Une liseuse à encre électronique n’affiche pas les mêmes contenus qu’un téléphone.
Cette séparation peut contribuer à une forme de déconnexion partielle. Elle ne remplace pas une véritable coupure, mais elle permet de retrouver des activités plus simples et moins fragmentées.
1. Un casque audio à réduction de bruit pour créer une bulle

Le casque audio est l’un des objets les plus évidents pour s’isoler temporairement de l’agitation ambiante. Dans un train, un avion, une maison animée ou un espace extérieur très fréquenté, il peut aider à écouter de la musique, un livre audio ou un podcast sans augmenter excessivement le volume.
Les modèles circum-auriculaires, qui entourent les oreilles, offrent généralement une sensation d’immersion plus marquée que les écouteurs intra-auriculaires. Certains intègrent une réduction de bruit active : des microphones analysent les sons environnants et produisent un signal destiné à atténuer une partie des bruits extérieurs.
Cette fonction peut être utile pour voyager ou se concentrer. Elle doit toutefois être utilisée avec discernement dans les lieux où il est nécessaire de rester attentif, notamment à proximité de la circulation, dans une gare ou lors d’une promenade.
Le casque peut également favoriser une déconnexion plus qualitative. Plutôt que de consulter son téléphone pour choisir continuellement une nouvelle vidéo ou une nouvelle chanson, il est possible de préparer une sélection à l’avance et de laisser l’appareil de côté.
Les modèles comme les AirPods Max cités par GQ France représentent une option haut de gamme, mais il n’est pas nécessaire d’investir dans un équipement coûteux pour bénéficier d’un son confortable. Les critères essentiels sont plutôt le confort, l’autonomie, la qualité des microphones et la possibilité de désactiver facilement les fonctions connectées.
À vérifier avant l’achat
- Le confort après plusieurs dizaines de minutes ;
- L’autonomie réelle avec la réduction de bruit activée ;
- La possibilité d’utiliser le casque avec un câble ;
- La facilité de désactivation des notifications ;
- Le poids et la qualité des coussinets.
2. Un vidéoprojecteur pour remplacer le défilement individuel
Regarder un film ou un événement sur un vidéoprojecteur transforme l’usage de l’écran. Au lieu de tenir un smartphone ou une tablette à quelques centimètres du visage, on partage une séance dans une pièce, avec une distance de vision plus importante et une activité clairement définie.
Le vidéoprojecteur peut être installé dans un salon, une chambre ou, lorsque les conditions le permettent, dans un espace extérieur. Un mur clair suffit parfois, même si une toile dédiée améliore le rendu. Les modèles à courte focale sont particulièrement pratiques dans les petits espaces, puisqu’ils peuvent projeter une grande image à faible distance du mur.
Le LG CineBeam S, présenté dans la sélection de GQ France, illustre cette tendance aux appareils compacts capables de produire une grande image. Mais le choix doit dépendre de la pièce, de la luminosité et du type de contenu regardé.
L’objectif n’est pas de multiplier les heures de streaming. Le vidéoprojecteur devient intéressant lorsqu’il sert à instaurer un rendez-vous collectif : un film choisi à l’avance, une séance de concert, un documentaire ou un événement sportif partagé. Cette approche est différente du visionnage automatique et solitaire d’épisodes qui s’enchaînent.
Les points à examiner
La luminosité est déterminante. Un modèle peu lumineux sera plus à l’aise dans une pièce sombre. La qualité sonore mérite également une attention particulière : les haut-parleurs intégrés peuvent suffire pour un usage occasionnel, mais une enceinte externe offrira souvent un meilleur confort.
Il faut aussi vérifier les systèmes compatibles avec le projecteur, la disponibilité des applications souhaitées et la connectique. Un appareil très perfectionné mais difficile à installer risque de rester inutilisé après quelques semaines.
3. Des écouteurs ouverts pour rester attentif à son environnement
Les écouteurs dits « ouverts » ou à oreilles libres constituent une alternative aux écouteurs qui bouchent le conduit auditif. Ils diffusent le son sans isoler complètement l’utilisateur de son environnement.
La conduction osseuse transmet les vibrations par les os situés autour de l’oreille, tandis que d’autres modèles reposent sur une conception laissant le conduit auditif dégagé. Dans les deux cas, l’intérêt principal est de pouvoir écouter de la musique ou un podcast tout en percevant les bruits ambiants.
Les produits de Shokz, notamment ceux mentionnés par GQ France, sont associés à cette catégorie. Ils peuvent convenir à la marche, au vélo ou à certaines activités en plein air, à condition de respecter les règles de sécurité et de rester attentif à la circulation.
Cette technologie n’offre pas toujours la même restitution sonore qu’un casque fermé. Les basses peuvent sembler moins présentes et l’écoute est davantage influencée par le bruit extérieur. Mais ce compromis est précisément ce qui peut rendre l’objet pertinent pour une promenade ou une activité physique.
Là encore, le véritable avantage ne tient pas seulement à la technologie. Il réside dans la possibilité de lancer un contenu préparé, puis de ranger le smartphone. L’utilisateur reste joignable si nécessaire, sans être constamment tenté de consulter l’écran.
4. Une enceinte nomade pour laisser le téléphone de côté

La musique accompagne de nombreux moments de détente, mais le téléphone peut facilement devenir le centre de l’activité. On ouvre une application pour choisir une chanson, on consulte les recommandations, puis on se laisse entraîner vers les réseaux sociaux.
Une enceinte nomade peut contribuer à dissocier l’écoute musicale de la consultation du smartphone. Une playlist préparée avant le départ, un service de radio ou une sélection téléchargée permettent de limiter les manipulations.
Les modèles compacts sont adaptés aux déplacements et aux réunions de famille. Il faut néanmoins vérifier leur résistance à l’eau et à la poussière avant de les utiliser près d’une piscine, sur une plage ou en extérieur. Une certification ne signifie pas que l’appareil est invulnérable dans toutes les situations : il convient de consulter les conditions précises du fabricant.
La Harman Kardon Aura Studio 5 Wi-Fi figure parmi les enceintes proposées dans l’article de GQ France. Son format est davantage destiné à un intérieur qu’à une randonnée. Pour un usage nomade, un modèle plus petit, doté d’une poignée ou d’une dragonne, sera souvent plus pratique.
Un objet à partager
L’enceinte a aussi une dimension collective. Elle transforme l’écoute en activité partagée, contrairement aux écouteurs qui isolent chacun dans sa propre bulle. Elle peut accompagner un repas, une soirée ou un moment de lecture en plein air, sans imposer que chaque personne regarde un écran.
Il faut cependant tenir compte du voisinage et des espaces publics. La déconnexion des uns ne doit pas devenir une nuisance sonore pour les autres.
5. Un appareil photo pour renouer avec le moment présent
Le smartphone a rendu la photographie accessible en permanence. Cette facilité comporte un revers : chaque instant peut devenir l’occasion de prendre plusieurs dizaines de clichés, de les retoucher, de les publier puis de surveiller les réactions.
Un appareil photo dédié introduit une forme de distance. Il permet de photographier sans recevoir de notification, sans basculer immédiatement vers une messagerie et sans publier la scène dans la minute.
Un appareil compact, un hybride ou un modèle instantané peuvent répondre à des usages différents. L’appareil instantané ajoute une dimension matérielle : la photo existe sous forme imprimée, avec ses imperfections et son caractère définitif. Les modèles comme le Fujifilm Instax Mini ou le Polaroid Now+ sont régulièrement cités dans les sélections consacrées à la photographie instantanée, notamment par GQ France.
Le choix dépendra surtout de l’envie de photographier. Un appareil instantané est adapté aux souvenirs partagés, aux albums et aux petits cadeaux. Un compact numérique sera plus polyvalent pour un voyage. Un hybride conviendra davantage à une personne qui souhaite apprendre la photographie et contrôler ses réglages.
Photographier moins, regarder davantage
L’intérêt d’un appareil photo ne réside pas dans la multiplication des images. Il peut au contraire encourager une approche plus attentive : choisir un cadrage, attendre une lumière, observer un visage ou un paysage avant de déclencher.
Pour conserver l’esprit de déconnexion, mieux vaut éviter de transférer immédiatement toutes les photos sur son téléphone. Le tri peut attendre le retour, comme une manière de prolonger les vacances sans les documenter en temps réel.
6. Une montre connectée utilisée comme outil d’activité

La montre connectée peut sembler incompatible avec une pause numérique. Elle affiche des notifications, mesure le sommeil, analyse l’activité physique et peut parfois remplacer le téléphone pour de nombreuses fonctions.
Tout dépend donc de ses réglages. En supprimant les alertes non essentielles et en limitant les applications autorisées, la montre peut devenir un outil discret pour marcher, courir ou suivre une activité sans emporter son smartphone.
Les modèles destinés à la course proposent des fonctions liées à l’allure, à la distance, à la fréquence cardiaque ou au parcours. La Huawei GT Runner 2, présentée dans la sélection de GQ France, s’inscrit dans cette logique sportive.
Toutefois, les indicateurs ne doivent pas transformer chaque promenade en séance d’évaluation. La recherche permanente de performances peut produire une nouvelle forme de pression. Une montre connectée est utile si elle accompagne l’activité ; elle devient contre-productive lorsqu’elle empêche de profiter du moment sans mesurer chaque paramètre.
Les réglages à privilégier
Avant de partir, il est possible de :
- désactiver les notifications professionnelles ;
- conserver uniquement les appels urgents ;
- réduire la luminosité de l’écran ;
- choisir un cadran simple ;
- désactiver les alertes d’objectifs quotidiens ;
- consulter les données après l’activité plutôt que pendant.
Cette personnalisation transforme un appareil potentiellement envahissant en accessoire plus discret.
7. Un téléphone pliable pour lire autrement
Le smartphone pliable est sans doute l’objet le plus ambigu de cette sélection. Son grand écran peut améliorer le confort de lecture, de consultation de cartes ou de visionnage, mais il reste un téléphone connecté capable d’afficher toutes les applications qui favorisent la sollicitation numérique.
Les modèles pliables au format livre offrent un écran intérieur plus vaste lorsqu’ils sont ouverts. Ils peuvent convenir à la lecture de romans numériques, de bandes dessinées ou de magazines. L’intérêt consiste à utiliser cette surface comme un support de lecture et non comme une invitation au multitâche.
Le Google Pixel 10 Pro Fold, cité par GQ France, illustre la montée en puissance de cette catégorie. Comme pour tout smartphone récent, l’achat doit être évalué selon les usages réels : le format, le poids, l’autonomie, la solidité de la charnière et la compatibilité avec les applications sont plus importants que l’effet de nouveauté.
Le téléphone pliable peut faciliter une lecture plus confortable, mais il ne constitue pas une solution de déconnexion en soi. Pour qu’il remplisse ce rôle, il faut désactiver une partie des notifications et éviter de passer d’un livre à un réseau social au moindre moment d’ennui.
Ce que ces objets ne peuvent pas résoudre
Acheter un nouvel appareil ne suffit pas à réduire le temps passé devant les écrans. L’industrie technologique propose régulièrement des produits censés améliorer le bien-être numérique, mais certains ajoutent aussi de nouvelles fonctions et de nouvelles occasions de consulter une interface.
La première question à se poser n’est donc pas « quel appareil acheter ? », mais « quel usage souhaité retrouver ? ».
- Pour écouter de la musique sans consulter son téléphone, une enceinte peut suffire.
- Pour lire dans le calme, une liseuse peut être plus cohérente qu’un smartphone pliable.
- Pour garder des souvenirs, un appareil photo peut remplacer les sessions répétées sur les réseaux sociaux.
- Pour bouger sans emporter son téléphone, une montre simple peut être plus adaptée qu’un modèle multifonction.
- Pour voyager, un casque peut créer une bulle sonore, à condition de ne pas rester isolé en permanence.
Le prix constitue également un critère important. Les modèles les plus récents peuvent coûter plusieurs centaines, voire plusieurs milliers d’euros. Or, la déconnexion ne devrait pas devenir un nouveau motif de consommation impulsive.
Avant tout achat, il est utile de vérifier si un appareil déjà possédé peut remplir la même fonction. Une vieille enceinte, un appareil photo compact oublié dans un tiroir ou une tablette utilisée uniquement pour lire peuvent parfaitement convenir.
Comment préparer une vraie pause numérique avant septembre ?
La technologie ne représente qu’une partie du problème. La qualité de la coupure dépend surtout des habitudes mises en place.
Une première étape consiste à choisir des plages sans téléphone. Il peut s’agir du petit-déjeuner, d’une promenade, d’un repas ou de la dernière heure avant le coucher. Les appareils spécialisés peuvent être utilisés durant ces moments, mais le smartphone reste à distance.
Il est également possible de préparer les contenus à l’avance. Télécharger une playlist, un livre audio ou un film évite d’ouvrir une application uniquement pour rechercher quelque chose. Cette préparation réduit les occasions de se laisser entraîner par des contenus non prévus.
Les notifications méritent une attention particulière. Elles fragmentent la journée et donnent l’impression que chaque message doit recevoir une réponse immédiate. La plupart peuvent être supprimées ou regroupées dans un résumé programmé.
Enfin, il faut accepter une certaine vacuité. Un moment sans contenu, sans musique et sans photographie n’est pas nécessairement un moment perdu. L’ennui peut permettre de ralentir, d’observer son environnement ou de laisser les pensées circuler sans stimulation constante.
À retenir
- La high-tech peut faciliter une déconnexion partielle lorsqu’elle remplace les usages multiples du smartphone.
- Un casque audio, une enceinte ou des écouteurs ouverts peuvent accompagner les moments de calme sans nécessairement encourager le défilement.
- Un appareil photo spécialisé permet de conserver des souvenirs sans passer immédiatement par les réseaux sociaux.
- Une montre connectée doit être configurée pour limiter les notifications et ne pas transformer chaque activité en compétition.
- Un vidéoprojecteur favorise davantage un usage collectif qu’un visionnage individuel sur téléphone.
- Un téléphone pliable peut améliorer le confort de lecture, mais il reste un appareil très connecté.
- Le meilleur objet high-tech est celui qui répond à un besoin précis et qui n’ajoute pas de sollicitations inutiles.
- Aucun appareil ne remplace des règles simples : désactiver les notifications, laisser le téléphone à distance et prévoir des moments sans écran.
FAQ
Quel objet high-tech choisir pour vraiment déconnecter ?
Il n’existe pas de réponse unique. Une enceinte peut convenir à une personne qui veut écouter de la musique sans consulter son téléphone, tandis qu’un appareil photo sera plus adapté à celle qui souhaite conserver ses souvenirs autrement.
Un casque audio aide-t-il réellement à se déconnecter ?
Il peut aider à créer une bulle sonore et à réduire les sollicitations extérieures. Mais il ne réduit pas nécessairement le temps d’écran si l’utilisateur consulte constamment son téléphone pour changer de contenu.
Les appareils photo instantanés sont-ils encore intéressants ?
Oui, pour les personnes qui apprécient les souvenirs physiques et les usages simples. Ils permettent de partager immédiatement une image, sans passer par une publication en ligne. Il faut cependant prendre en compte le coût des consommables.
Une montre connectée est-elle compatible avec une pause numérique ?
Oui, si elle est configurée avec peu de notifications. Elle peut accompagner une marche ou une course sans nécessiter l’emport du smartphone. En revanche, un usage centré sur les statistiques peut devenir une nouvelle source de sollicitation.
Le vidéoprojecteur consomme-t-il moins qu’un smartphone ?
La consommation dépend du modèle, de sa luminosité et de la durée d’utilisation. Son intérêt n’est pas nécessairement énergétique, mais plutôt social : il transforme le visionnage en activité partagée et évite parfois que chacun reste seul devant son écran.
Faut-il acheter un nouvel objet pour réduire son temps d’écran ?
Pas forcément. Il est souvent préférable de commencer par utiliser les appareils déjà disponibles et de modifier les réglages du smartphone. Un achat n’est pertinent que s’il répond à un besoin précis et durable.
Comment éviter qu’un objet high-tech devienne une nouvelle source d’addiction ?
Il faut limiter les notifications, désactiver les fonctions inutiles, préparer les contenus à l’avance et définir des moments pendant lesquels aucun appareil n’est utilisé. La simplicité reste souvent plus efficace que l’accumulation de fonctionnalités.
Conclusion
Les objets high-tech ne sont pas tous incompatibles avec la déconnexion. Certains peuvent même aider à retrouver des usages moins compulsifs de la technologie, à condition de ne pas les considérer comme des solutions miracles.
Un casque peut remplacer le bruit permanent par une écoute choisie. Une enceinte peut réunir plusieurs personnes autour d’une même playlist. Un appareil photo peut rendre aux souvenirs leur dimension personnelle. Un vidéoprojecteur peut transformer une consommation individuelle en moment collectif.
Mais ces bénéfices dépendent de la manière dont les appareils sont utilisés. Une montre connectée saturée de notifications ou un téléphone pliable employé pour multiplier les applications ne feront qu’ajouter de nouvelles sollicitations.
Avant la rentrée de septembre, le meilleur réflexe consiste donc à choisir une fonction, puis à écarter tout le reste. La high-tech peut accompagner une pause, mais elle ne doit pas devenir le centre de celle-ci. Se déconnecter ne signifie pas nécessairement supprimer tous les appareils : cela consiste surtout à reprendre le contrôle de son attention.
